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Agathe part étudier à Salamanque

2 Oct 2008 In: erasmus, experience

Pendant le mois d’août, nous vous proposons une série de portraitsde Cotentinois qui partent étudier à l’étranger. Cette semaine, Agathe.

Agathe Lemaître a 21 ans et étudie la médecine à Caen. Sa quatrième année, elle a décidé de la passer à l’étranger : « J’ai toujours aimé voyager et pratiquer les langues, l’idée de partir en séjour Erasmus m’a donc toujours séduite ».En médecine, c’est la seule année où les étudiants ont la possibilité de partir, alors Agathe a décidé de passer le cap : « Il m’a fallu du temps, mais j’ai réalisé qu’il n’y avait pas d’inquiétude à avoir ». Plusieurs destinations étaient proposées : entre autres, Bonn en Allemagne, Parme et Sienne en Italie… Et Salamanque, en Espagne. Son choix s’est arrêté sur la ville ibérique : « J’y étais allé avec mes parents quand j’avais douze ans, c’est une ville plein de charme ; de plus, c’est un grand pôle universitaire européen, cela m’attire d’autant plus ».

Après avoir envoyé une lettre de candidature au mois de janvier au secrétariat général de la faculté de médecine, elle reçoit une réponse favorable en mars. Son sésame pour le séjour sera la validation de sa troisième année de médecine au tout début du mois de juillet.

Pour ce qui est du travail, ce ne sera pas une mince affaire : « Les cours seront en espagnol », ce qui représente une première difficulté, qui n’effraie pour autant pas Agathe.

Le plus dur résidera dans le fait de « retrouver le même programme dans la faculté espagnole que dans l’enseignement médical français ».

À moins de quatre semaines du départ, Agathe prend le temps de voir les gens qu’elle aime : « Je profite de mes amis et de ma famille ». Cela ne l’empêche pas d’avoir envie de commencer le voyage : « J’ai vraiment hâte de rencontrer d’autres étudiants et de partir à la découverte du pays ».

Source: www.cherbourg.maville.com

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Il est prévu le financement de 326 mobilités dont 254 du Maghreb vers l’Europe.

«La mobilité estudiantine dans le cadre du LMD s’exprimera concrètement dans le cadre du projet mis en place entre les universités du Maghreb et de l’Europe», a indiqué, hier, le professeur Djoudi Merabet, recteur de l’université Abderahamane Mira de Béjaïa, faisant allusion au projet Erasmus Mundus.
Notre interlocuteur a également confirmé la participation des universités de Béjaïa, Oran et Constantine pour ce qui est de notre pays. Piloté par l’université de Montpellier II en France, ce programme s’inscrit dans le cadre du projet Averroes external cooperation window, lequel est issu de réunions de travail initiées par l’AUF (Association universitaire de la francophonie), Tethys et les partenaires du Maghreb.
Il est coordonné par l’université de Montpellier II. Il supporte plus de 300 mobilités bilatérales d’étudiants et d’enseignants entre le nord et le sud de la Méditerranée.
Le consortium est composé d’universités du Nord, du Sud et de réseaux euro-méditerranéens. Il sera financé à hauteur de 5,3 millions d’euros. 11 universités, dont quatre de l’Union européenne: Belgique, Italie, Espagne, France, et neuf universités du Maghreb: Maroc, Tunisie et Algérie y prennent part.
17 acteurs économiques et sociaux locaux et internationaux sont associés et participent activement à l’organisation et l’accueil des mobilités étudiantes et académiques. Conséquemment, il est prévu le financement de 326 mobilités dont 254 du Maghreb vers l’Europe et 72 dans le sens inverse.
Erasmus mundus external coopération window a pour objectif de «renforcer» la coopération entre les institutions de l’enseignement supérieur de l’Union européenne et celles des pays du Maghreb grâce à la mise en place d’échanges d’étudiants et d’enseignants et échanger et diffuser le bon savoir-faire et les bonnes pratiques des établissements européens de l’enseignement supérieur avec les établissements du Maghreb pour aider ces derniers à mettre en place les réformes dans le secteur.
Il est prévu, aussi de contribuer avec les échanges des enseignants, chercheurs et étudiants à «renforcer les liens éducatifs, culturels, économiques et politiques et renforcer la coopération universitaire dans l’optique d’une meilleure connaissance des peuples».
Selon le recteur de l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa, «ce projet, pierre angulaire de la mobilité des étudiants, chercheurs, enseignants et personnels techniques, permettra de dynamiser les réformes entamées avec la nouvelle architecture de l’enseignement LMD et encourager les étudiants à l’adopter».
Aussi, l’université de Béjaïa ne rate aucune occasion pour tisser des liens avec les universités étrangères et le monde productif faisant d’elle, présentement, un partenaire sur lequel on peut compter.

Arezki SLIMANI

Fonte: www.lexpressiondz.com

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2008 : année européenne du dialogue interculturel. Le titre est joli. Et l’aboutissement logique, puisqu’en mai 2007, la culture devient une composante clé des relations internationales avec « l’agenda pour la culture ». Mais néanmoins plutôt flatteur pour une Europe qui ne consacre que 0,03 % de son budget à la Culture. L’évolution de la manifestation « Capitale européenne de la culture » illustre ce curieux paradoxe de la culture communautaire dans lequel projet ne rime pas avec budget. Retour 25 ans en arrière.

A la base, un choix intergouvernemental

En effet, ce n’est qu’en 1983, le 28 novembre, pendant le Conseil européen informel d’Athènes, que Melina Mercouri, alors ministre grecque de la culture a une idée. Et si pour ne pas laisser l’Europe à la seule économie, on organisait des manifestations culturelles dans une ville différente chaque année ? Une « ville européenne de la Culture ». Pourquoi pas…

L’aventure commence en 1985 avec Athènes. La nomination de la ville était une décision de type intergouvernementale prise par les représentants des états membres réunis au sein du Conseil. Mais, après une rotation des 12 pays, une concurrence émergea entre pays, compliquant une décision qui devait obtenir l’unanimité. Neuf villes se portèrent ainsi candidate pour l’année 2000. Opportunément, les ministres en place les ont toutes choisies « compte tenu de l’importance particulière que revêt l’an 2000 ». Néanmoins, le système arrivait à bout de souffle, concurrence et unanimité ne faisant décidément pas bon ménage.

La communautarisation de la culture

C’est sous la présidence du Royaume-Uni au premier semestre 1998 que la procédure a évolué, pour aboutir à la décision du 25 mai 1999 instituant une action communautaire en faveur de la manifestation « Capitale Européenne de la culture pour les années 2005 à 2019 », et avalisant à cette occasion le titre de capitale que s’étaient octroyé certaines ‘villes’. La formule de désignation, toujours d’actualité, organise une rotation entre pays membres afin que la concurrence s’établisse dans le pays concerné et non entre pays.

De plus, la procédure s’est communautarisée, laissant moins de place aux gouvernements : même si officiellement, le Conseil désigne toujours la ville choisie, il revient à la Commission de gérer les dossiers et de lui transmettre un avis motivé sur les villes candidates. L’ordre des pays étant prédéterminé, chacun est assuré d’avoir son tour, et depuis 2003, une décision a été prise afin de prendre en compte les néo arrivants dans l’Union : de 2009 à 2018, un nouvel État membre pourra accueillir une capitale européenne de la culture en plus de celle des ‘anciens’.

Ainsi, à partir d’un cadre juridique précaire, et d’une volonté tatillonne la ‘capitale’ est devenue un enjeu incontournable de la vie culturelle européenne, et a enraciné l’action culturelle de l’Union autour des avantages que cela pouvait représenter pour chacun des acteurs.

Des capitales aux programmes cadres…

Pour commencer, les heureuses élues bénéficient d’un éclairage médiatique incomparable. Surtout, le foisonnement culturel développe le tourisme et les activités de créations. A la clé, c’est la possibilité de dynamiser l’activité créatrice d’une région. A l’exemple de Lille 2004 qui a engendré 22 % d’augmentation de l’emploi dans le secteur culturel. Mais aussi plus prosaïquement de construire ou de moderniser des lieux culturels décrépis par l’âge.

Liverpool a ainsi prévu la rénovation du « Bluecoat » dans le plus vieux bâtiment du centre ville pour accueillir les jeunes talents locaux ; et en 2005 Cork a agrandi son aéroport. Cependant, l’objectif premier ce n’est le développement économique, à la différence des fonds structurels. L’aspect européen du projet prime sur la situation de la ville. Pourtant, malgré des budgets parfois énormes comme « Liverpool 2008 » et ses 150 millions d’euros, l’investissement communautaire reste modeste, même s’il s’agit de l’évènement culturel européen qui génère le plus de dépenses. En effet, l’Union n’a contribué en moyenne qu’à 1,53 % des dépenses totales pendant la période 1995-2004 pour un total qui s’élèverait à 3 ou 4 milliards d’euros selon les estimations du rapport Palmer [1]. Le reste est à la charge des opérateurs publics (villes, régions, états) et privés chargés de mettre en place les manifestations ou qui y participent de manière secondaire (agences de tourisme, chaines d’hôtels…).

Voici comment cette manifestation presque ancestrale à l’échelle communautaire et avec un budget plutôt famélique a ouvert la voie par ses avantages réciproques aux programmes cadres « Culture 2000 » et désormais « Culture 2007 ». Celui-ci alloué d’un budget de 400 millions d’euros jusqu’en 2013 vise à favoriser la coopération entre les créateurs, les acteurs culturels et les institutions culturelles des États membres dans l’ensemble des disciplines artistiques et culturelles. Afin de créer un espace d’expression culturelle commun. Avec uniquement 0,03 % du budget. Imaginons avec 0,3 %.

Source: www.taurillon.org

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Planeterasmus recherche boursiers leonardo

22 Sep 2008 In: leonardo

Planeterasmus recherche 2 boursiers (ou vainqueurs d’autres bourses UE), pour le nouveau projet EuropeMe.

Lieu: Cava de’ Tirreni, à 8 km loin de Salerno et à 45 km de Naples.

Fonctions: les stagiaires s’occuperont de la gestion du portail internet EuropeMe, ils coordinairons la rédaction virtuelle, les rapports avec les partenaires, les sponsor et les collaborateurs. Ils travailleront aux rubriques du site et aux guides des universités italiennes.

Profil souhaité: Excellante connaissance de la langue italienne et au moins d’une langue entre anglais, français ou espagnol. Excellente maitrise d’internet de Wordpress et du web 2.0 (blog, social network, etc). Des précedants expériences à l’étranger seront un atout.

Dèbut prevu: octobre 2008

NB: les sélections seront en italien, par Skype (est préférable avoir une webcam).
Envoyer CV à fiorella@europeme.eu

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Face aux contradictions entre les règles en matière d’immigration et les discriminations que subissent les population roms, des ONG ont appelé à une action forte, à l’occasion du sommet européen consacré aux Roms qui se tient à Bruxelles.

 

“Nous espérons qu’il ne s’agira pas d’une simple opération de relations publiques et que ce sommet enverra un message fort quant à la détermination de la Commission européenne d’œuvrer en faveur de l’inclusion sociale des Roms”, a déclaré à l’AFP Nicolae Gheorghe, militant rom et ancien conseiller auprès de l’OSCE pour les questions liées à cette minorité.

 

Selon la Commission européenne, cette rencontre doit permettre aux membres de l’UE de travailler ensemble pour empêcher les discriminations contre les Roms. Selon l’Eurobaromètre, qui analyse l’opinion publique en Europe, huit personnes sur dix estiment qu’être Rom reste un désavantage aujourd’hui.

Le président de l’ONG française La Voix des Roms, Saimir Mile, un Rom albanais, estime que les fonds européens pourraient être mieux utilisés. “Il y a un peu de corruption, mais ce n’est pas le seul problème”, explique-t-il, ajoutant : “Si des fonds atterrissent dans la poche de personnes malhonnêtes, on finance aussi des activités qui ne servent à rien ou pire, augmente le racisme. ”
 

Ils se pencheront, en particulier, sur les questions d’intégration, d’accès au travail et à la scolarisation.

 
Mais de nombreux acteurs doutent de l’efficacité d’un tel sommet. “Je n’attends pas grand chose de ce sommet, mais j’espère que l’Union européenne s’impliquera fortement contre le racisme et pour l’égalité des droits, et reconnaîtra clairement le génocide tzigane”, explique à FRANCE 24 Henri Braun, un avocat travaillant pour l’ONG française la Ligue des droits de l’Homme, faisant référence aux 220 000 Roms morts pendant la Seconde Guerre mondiale

 

Bien que réputés nomades, un grand nombre des huit à dix millions de Roms présents dans l’Union européenne mène une vie sédentaire. La plupart d’entre eux vivent en Europe de l’Est, en particulier en Roumanie et en Bulgarie où ils représentent 10 % de la population.

 

Les Roms, des demi-citoyens

 

Il y a seulement deux semaines, la Commission européenne a approuvé un nouvelle mesure prise par le gouvernement italien en matière d’immigration. Très controversée, cette loi vise à ficher, avec un relevé des empreintes digitales, les populations roms vivant en Italie, pour la plupart dans des camps insalubres.

 

Selon Catherine de Wenden, directrice de recherche au CNRS (CERI) et spécialiste des questions liées aux migrations internationales, ces mesures sont “à peine légales”. L’experte rappelle en effet que les citoyens européens ont le droit de se déplacer librement à l’intérieur de frontières de l’Union et qu’aucune mesure ne peut spécifiquement viser un groupe sur de simples bases ethniques.

 

Alors que le choix de l’UE a déstabilisé bon nombre de spécialistes sur les questions roms, Catherine de Wenden souligne la nature contradictoire des lois européennes en matière d’immigration, et l’impact qu’elles ont sur le mode de vie des Roms.

 

Ces mesures européennes “sont hypocrites”, estime Catherine de Wenden. Depuis que la Roumanie et la Bulgarie ont rejoint l’UE, fin 2006, leurs citoyens roms ont acquis le droit de voyager dans l’ensemble des pays de l’Union mais pas de s’y établir ou d’y travailler. En France, les autorités continuent de les renvoyer dans des vols financés par l’Etat, en dépit de leur citoyenneté européenne.

 

“De telles pratiques sont complètement stupides”, explique Braun. “Les enfants roms sont déscolarisés et les familles maintenues dans la précarité.”

 

Le ministère de l’Immigration français maintient néanmoins que le nombre de Roumains et de Bulgares encouragés à quitter le sol français est en baisse. En 2007, ils seraient 2 000 à avoir reçu un billet d’avion pour un retour simple.

 

ONG et spécialistes s’inquiètent

 

Alors que le cas des Roms doit être au centre des discussions au cours de ce sommet, ONG et spécialistes s’inquiètent. Prendre des mesures spécialement pour les Roms ne ferait que les stigmatiser encore plus.

 

“On les traite toujours différemment,” estime Henri Braun. “On part toujours du constat que les Roms sont un peuple à problèmes, alors qu’ils ne le sont pas.” Selon cet avocat, la question de la mise en place de politiques spécifiques aux Roms n’a aucun sens. Il faudrait bien plutôt accepter l’idée que les Roms sont des citoyens européens et s’assurer qu’ils bénéficient des mêmes droits que les autres.
 
Selon Saimir Mile, l’Europe devrait mieux valoriser le peuple rom. “L’UE pourrait apprendre de l’identité rom,” insiste-t-il. Pour lui, une meilleure connaissance des Roms faciliterait les efforts d’intégration à l’intérieur de l’Union.

Source: http://www.france24.com/fr/20080916-roms-sommet-bruxelles-droits-fichage-citoyennete-italie-berlusconi-immigration

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La commission du développement régional du Parlement européen vient d’adopter une initiative française en faveur d’un Erasmus des élus locaux. L’objectif : parfaire leurs connaissances des fonds communautaires. On sait que le programme Erasmus envoie les étudiants complèter leur cursus universitaire dans des établissements hors de leur pays durant un semestre. Cette expérience, qu’ils vivent le plus souvent auprès d’autres jeunes étrangers, leur permet de découvrir de nouvelles cultures et de renforcer leur appartenance européenne. Pour les élus, les objectifs de cet Erasmus seraient plus concrets. Il s’agirait de leur permettre, par le biais de ces échanges, d’améliorer leurs connaissances en matière de gestion des programmes opérationnels de la politique de cohésion. Dans son rapport, le député Jean-Marie Beaupy (Modem), à l’initiative de cette idée, constate que les principes des fonds structurels sont complexes. De plus, ils varient en fonction de chaque programme. Nombre de ces programmes imposent la mise en place de partenariats avec des collectivités étrangères, alors que les modalités et les procédures varient dans chaque pays. “La mauvaise formation des élus entraîne des retards dans la mise en oeuvre des programmes communautaires et ces retards s’accumulant, soit les paiements sont différés et ces délais compliquent la bonne exécution du budget de l’UE, soit l’argent finit par être perdu par les collectivités locales”, constate le rapporteur qui a reçu l’appui de la Commission. L’Erasmus des élus locaux devrait permettre de “forger une culture commune de gouvernance des fonds européens”. Le coût du projet-pilote de cet Erasmus des élus locaux est estimé à sept millions d’euros. Jean-Marie Beaupy proposera un amendement au projet de budget 2009 en ce sens.
source: www.localtis.info

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L’enseignement des langues vivantes en France souffre de plusieurs pressions contradictoires

La conscience du besoin de parler des langues étrangères est contrecarrée par un ressentiment à l’encontre de la langue anglaise, perçue comme hégémonique. Ce rejet est omniprésent dans les médias. Il est à souligner que la grande majorité des films étrangers, qui ce soit au cinéma ou à la télévision, même sur des chaînes comme Arte, sont doublés. A part la musique, les jeunes français sont peu exposés à l’anglais authentique. Ce rejet général influe certainement sur les attitudes des élèves.

La volonté d’employer des méthodes communicatives et orales est freinée par l’importance donnée aux notes dans le système éducatif français.

L’importance donnée à la grammaire, et la complexité des analyses, n’aident pas à l’expression spontanée, pourtant recherchée selon les textes officiels du Ministère de l’Education nationale. Les manuels d’anglais utilisés dans les écoles reflètent ces contradictions.

Le recrutement des enseignants par concours était longtemps réservé aux Français, avec pour effet une conception très intellectualisée de l’enseignement des langues étrangères, et un rétrécissement des milieux parmi lesquels les professeurs étaient recrutés. Pour schématiser : les profs recrutés par concours enseignent des programmes conçus pour les élèves qui vont passer les concours.

La combinaison de tous ces facteurs se ressent lorsque les élèves arrivent à l’université, après, pour la plupart, sept ans d’anglais à l’école à raison de deux ou trois heures par semaine. Le niveau est assez disparate, allant de très bon à très faible, mais la grande masse souffre de quelques problèmes récurrents.

Le niveau est assez disparate, allant de très bon à très faible

Certains (ce n’est pas la majorité) ne voient pas l’utilité d’apprendre l’anglais.

Beaucoup se sentent découragés. On ne leur a pas appris à s’exprimer, mais à avoir peur de faire une faute. En conséquence, ils ont très peu de confiance en eux, et n’osent pas prendre la parole.

Leur vocabulaire est souvent très limité.

Beaucoup confondent connaissance de règles de grammaire et capacité à parler (ou de comprendre) une langue. Leur connaissance de la langue quotidienne utilisée par les anglophones dans des contextes sociaux est quasiment nulle. Les formules inappropriées employées par les Français en anglais, ajoutées aux intonations perçues par les anglophones comme « froides » (car trop monotones) ont pour résultat de faire apparaître les Français comme mal polis et peu amicaux.

Du fait de leur peu d’exposition à la langue parlée, ils éprouvent beaucoup de difficultés de compréhension.

En rédaction, ils sont souvent difficiles à comprendre, car des gallicismes appris à l’école n’ont que trop rarement été corrigés, et sont devenus des habitudes.

Source: www.taurillon.org

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Pour la première fois, les deux pays se mettent d’accord pour donner la même lecture de l’Histoire à leur jeunesse.

Ainsi, des professeurs des deux pays -cinq enseignants français et cinq enseignants allemands- ont préparé ensemble - avec le concours des éditeurs Nathan et Klett - ce manuel qui sera décliné en deux versions : une version allemande et une version française.

Un livre de 335 pages (26 €) qui est destiné aux classes de terminales et qui couvre la période allant de la fin de 1945 à nos jours (deux manuels complémentaires devant voir le jour pour les classes antérieures des années de lycée…).

Un projet né en 2003…

En janvier 2003, à l’occasion du 40e anniversaire du Traité de l’Élysée [1], le Parlement franco-allemand des jeunes a fait se rencontrer, à Berlin, [2] des lycéens venant d’Allemagne et de France.

De cette rencontre une proposition sort avec force : les lycéens veulent un livre commun sur l’Histoire. Cette proposition est alors soumise à Jacques Chirac et Gerhard Schröder qui l’approuvent. Cependant, en Allemagne, la compétence éducative revient aux Länders… Or, Jean-Pierre Raffarin avait justement fait se réunir les représentants des Régions et des Länders qui prennent la balle au bond et appuient l’initiative.

De l’idée à la mise en oeuvre

Une commission d’expert a été nommée pour dresser un cahier des charges précis qui permette de lancer un appel d’offres auprès des éditeurs. Ce sont l’Allemand Klett et le Français Nathan qui ont, techniquement, mis au point ce livre d’Histoire.

Les premiers à pouvoir en bénéficier seront les Français (puisque ce sont les professeurs qui, chez nous, peuvent en passer commande depuis - déjà - le 4 mai 2006…). Quant à la version d’outre-Rhin, elle arrivera cet été. Mais les Länders auront - pour la première fois - une recommandation fédérale quant à l’utilisation, dès la prochaine rentrée, de cet outil pédagogique.

L’Histoire face à des interprétations différentes

Par rapport aux manuels classiques dans les deux pays, ce livre commun offrira aux jeunes Allemands un chapitre plus approfondi sur l’évolution politique de la France pendant la période et également des notions plus précises sur la décolonisation. De leur côté, les jeunes Français en apprendront davantage sur la division de l’Allemagne, la chute du Mur de Berlin (1989) et la Réunification.

Évidemment, tout ne s’est pas fait sans mal. Pour la première fois, l’interprétation de l’Histoire a été mise en commun malgré les différences de perceptions culturelles. Par exemple, la question de la décolonisation n’est pas perçue avec autant d’importance du côté français ou allemand. Il faut dire que l’Allemagne a « perdu » ses colonies depuis la fin de la Première guerre mondiale, alors que la France a vu l’indépendance de ses colonies arriver avec plus ou moins de facilités.

Le plus gros point de divergence est en fait finalement venu d’une perception différente à l’égard des Etats-Unis d’Amérique et de leur rôle.

En effet, l’Allemagne s’est reconstruite grâce à l’appui américain au niveau économique, tout en se stabilisant politiquement face à l’empire soviétique et face à la RDA, l’« autre » Allemagne. En revanche la France a, quant à elle, certes profité de l’appui logistique américain mais elle s’est aussi battue face aux États-Unis pour garder sa position sur l’échiquier mondial… avec notamment le refus du Général De Gaulle d’admettre davantage la présence de troupes américaines sur le sol français, même (ou surtout…) au nom de l’Otan.

Un livre, synthèse des atouts de chacun

Chaque côté a ainsi pu bénéficier des atouts de l’autre. Les Français ont du s’adapter à la volonté allemande de préparer les élèves à entrer dans le monde du travail par le biais de questions qui mettent ceux-ci en position de réfléchir à « si vous étiez celui-ci, qu’auriez-vous… » [3]. Les Allemands ont eux bénéficié de la qualité des graphiques. Par ailleurs, les manuels allemands vont aller pour la première fois « jusqu’à nos jours », ce qui ne se faisait pas jusqu’à présent.

Le choix a été fait de faire une version linguistique respectant les frontières. Pour des raisons pratiques. En fait, aussi pour des raisons techniques. Par exemple, les « Strukturwundel » sont intraduisibles en français puisque c’est une notion qui explique pourquoi une société change du fait d’éléments extérieurs. Alors qu’en France, par exemple on dissocie la mondialisation d’autres changements…

Cependant, les idées développées, quant à elles, finissent par avoir une interprétation relativement classique et consensuelle. La construction européenne dans la même dynamique y est sûrement pour beaucoup [4].

Un manuel obtenant la note de 20/20

Enfin, si tout n’est pas parfait - nous regretterons qu’il n’y ait pas une version côté français pour les classes de STT - nous célébrerons cette initiative qui aboutit à un vrai outil pédagogique de très grande qualité. La présentation de part et d’autre du Rhin a obligé les auteurs à fournir aux élèves un maximum de schémas clairs, tout en puisant dans les images issues des bases de données des deux pays.

Un bon atout pour une grande initiative entre deux pays qui se sont pourtant fait trois fois la guerre en moins de 150 ans. Or la paix, nous ne l’avons que depuis 60 ans et ce livre d’Histoire nous le rappelle de la meilleure manière qui soit.

Un manuel dont on peut souligner l’importance symbolique et culturelle.

Gageons que cet ouvrage contribuera à rendre ainsi possible, dans la conscience des lecteurs et des jeunes des deux pays, la transmission et la représentation du passé et d’un savoir historique pluriel dans une approche multilatérale et dans le cadre d’une Europe en construction.

Voir en ligne : Le Manuel d’Histoire franco-allemand sur wikipédia.

Source: www.taurillon.org

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Génération Erasmus, une élite?

15 Aug 2008 In: erasmus, europe

La vie rêvée des étudiants du film de Cédric Klapisch, L’Auberge espagnole, concerne seulement 3,5 % des étudiants européens. La génération Erasmus n’est pas majoritaire, loin s’en faut. En France, si 54% des étudiants ont voté pour la Constitution lors du référendum en 2005, l’ensemble des jeunes a voté majoritairement en faveur du non. Dans une Europe où les populations semblent être de plus en plus eurosceptiques, que pensent aujourd’hui les jeunes Français de l’Europe?

Julie Savary, 28 ans, est partie en Espagne avec le programme Erasmus à l’âge de 19 ans. Europhile convaincue, elle travaille aujourd’hui dans le domaine associatif avec des partenaires européens. Elle nous raconte comment cette expérience étudiante a influencé sa vie et sa vision de l’Europe.

Samir Bouchaddi, 26 ans, est graphiste. Loin de ses préoccupations quotidiennes, l’Europe ne lui semble pas assez concrète. Titulaire d’un BTS, il a eu peu de contacts avec l’Europe au cours de ses études. S’il a voté non à la Constitution lors du référendum en 2005, il a néanmoins des attentes vis à vis de l’Europe. Il nous explique lesquelles.

Dossier Les Français et l’Europe:

Olivier Galland: “un fossé culturel entre les jeunes et les institutions européennes”

La mobilité en Europe pour la moitié des jeunes d’ici 2020

L’Europe du futur passe par l’éducation

Lu sur www.lexpress.fr

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1,5 millions d’étudiants ont déjà profité du programme européen d’échanges Erasmus. Mais combien savent que son petit frère « Erasmus Mundus », âgé de 4 ans seulement, élargit les possibilités de mobilité universitaire au monde entier ? Alors qu’il entre bientôt dans sa seconde phase, nous faisons le point sur ce programme d’excellence qui favorise les échanges entre universités européennes et des pays tiers. Envie d’aller étudier au Brésil ou en Afrique du Sud ? Lisez-nous !

« Je suis certain que cela va m’aider à trouver un emploi et à faire carrière » : Belek, étudiant kirghiz, vient de passer six mois à Vilnius, dans la capitale lituanienne, pour y étudier les relations internationales. Il fait partie des 4424 étudiants de pays tiers qui ont bénéficié d’une bourse pour étudier dans l’Union Européenne. Bienvenue sur la planète Erasmus Mundus.

Un programme d’excellence pour des échanges dans les deux sens

Créé en 2004, le programme Erasmus Mundus a pour ambition de favoriser la coopération et la mobilité dans le domaine de l’enseignement supérieur. Alors que beaucoup des meilleurs étudiants dans le monde choisissent de partir étudier aux Etats-Unis, l’Union Européenne entend ainsi démontrer qu’elle est, elle aussi, un pôle d’excellence en matière d’apprentissage.

Erasmus Mundus élargit à la planète entière le champ du programme d’échanges à succès Erasmus, en soutenant les mastères européens de haute qualité et en accroissant la visibilité et l’attractivité de l’enseignement supérieur européen dans les pays tiers. Il se propose d’attirer les plus qualifiés des étudiants et enseignants des pays tiers, en offrant des programmes de mastère ou de doctorat de haut niveau, créés par des réseaux d’universités d’au moins trois pays différents.

Côté financier, Erasmus Mundus propose des bourses européennes aux ressortissants de pays tiers qui participent à ces mastères (21 000 euros pour un an, 42 000 euros pour deux ans), ainsi qu’aux ressortissants de l’UE qui étudient dans les établissements partenaires à travers le monde (3100 euros pour trois mois). Entre 2004 et 2008, 323 universités ont participé au programme.

A ceux qui critiquent le risque de favoriser une fuite des cerveaux dans les pays tiers, la députée européenne Marielle de Sarnez, auteure d’un rapport sur le programme, réplique : « Le but n’est pas d’organiser une fuite des cerveaux, mais au contraire de former les futures générations des pays émergents ». Si le programme est déjà un succès, les dirigeants européens s’apprêtent néanmoins à en valider la seconde phase et le budget pour 2009-2013 : 950 millions d’euros.

Une version 2.0 d’Erasmus Mundus

Pour l’étudiant kirghiz Belek, la participation au programme est un succès, même s’il juge avoir reçu son visa un peu tard. C’est justement un des points soulignés dans le rapport de Marielle de Sarnez, adopté le 24 juin dernier en Commission culture et éducation : pour la seconde phase du programme qui s’étalera de 2009 à 2013, les Etats-membres doivent « envisager la création d’un visa spécifique pour les bénéficiaires du programme Erasmus Mundus », afin de faciliter la mobilité. Les étudiants devraient aussi connaître leur université d’accueil au moins six mois avant leur départ et ils doivent pouvoir y apprendre au moins deux langues.

Côté financier ? L’étudiante française Aline a étudié à Hamburg et s’apprête à se rendre à Rotterdam grâce à Erasmus Mundus. Elle attend une bourse pour ses trois mois aux Pays-Bas, mais elle sait déjà « qu’elle ne couvrira que très peu les dépenses occasionnées ». Pour remédier à ce type de situations, les députés européens appellent à accroître le montant des bourses et à mieux prendre en compte les différences de niveaux de vie entre pays d’accueil.

Aline juge néanmoins que son expérience est très positive : « J’ai eu l’occasion de nouer des liens avec des personnes que je n’aurais pas eu l’occasion de fréquenter: un économiste indien travaillant pour le Ministre Indien de l’économie, un politicien argentin, un économiste australien, un procureur panaméen…J’ai rencontré des gens qui pensaient de façon tellement différente de la mienne que j’ai du réfléchir à des valeurs et des idées que je ne considérais pas comme négociables ». Aline dit se sentir désormais plus flexible qu’auparavant et prête à « travailler dans un monde globalisé où les frontières n’arrêtent plus les communications, les amitiés, le commerce ».

Le programme Erasmus Mundus semble donc répondre aux attentes, même si des améliorations sont encore nécessaires. Plus de bourses pour les étudiants européens, une coopération accrue avec les universités des Balkans de l’Ouest, un portail internet amélioré pour Erasmus Mundus et de l’aide des délégations de la Commission européenne pour les étudiants des pays tiers : telles sont les propositions d’amélioration des députés européens pour la seconde phase du programme d’échange. Le rapport devrait être définitivement adopté en plénière à l’automne.

Faut-il autre chose pour réussir ? Oui, selon Mindaugas : « Etre curieux et surtout ne pas hésiter !».

REF.: 20080627STO32885

En savoir plus :

Communiqué : “Erasmus Mundus II: les députés souhaitent faciliter l’accès et mettre plus l’accent sur l’apprentissage des langues”Les questions-réponses sur le programme Erasmus MundusArticle : “Erasmus a 20 ans, le plus bel âge de la vie ?”

Lu sur: www.europarl.europa.eu

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