Jérôme, 39 ans, chef d’entreprise, vit à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) dans un mas de 170 m² doté d’un grand garage et entouré d’un jardin de 2 000 m². Son loyer mensuel ne s’élève qu’à 400 euros. Ce confort, Jérôme le doit à son choix de partager son toit avec un colocataire également en activité. “Nous occupons chacun un niveau comportant une chambre et une salle de bains. La cuisine et le salon, au rez-de-chaussée, ont été décrétés parties communes”, explique Jérôme. Selon lui, “la colocation permet de disposer d’un habitat plus grand dans une région où les maisons se louent très cher”
Juriste dans un cabinet d’avocats, Virginie, 28 ans, affiche un train de vie plus modeste, partageant, au centre de Paris, un trois-pièces de 40 m². “Je pensais au départ que ce serait une solution de dépannage, mais finalement je trouve la cohabitation assez sympa, même si j’ai parfois envie de solitude”, raconte-t-elle.
La colocation n’est plus réservée aux étudiants. Des trentenaires, voire des quadragénaires, actifs, y recourent de plus en plus. Les statistiques recueillies par les sites consacrés à la formule témoignent de cette tendance. Ainsi, la proportion d’actifs parmi les personnes inscrites sur portail-colocation.com est-elle passée de 60 % à 63 % entre 2004 et 2007. Dans le même temps, la part des colocataires avec enfants a crû de 7 % à 9 %.
“Désormais, toutes les catégories socioprofessionnelles sont représentées : cadres, employés, agriculteurs, fonctionnaires, médecins, retraités”, affirme Thomas Dhédin, responsable du site. Jérôme Ancia, de colocation.fr, assure, lui, que certaines annonces sont déposées par “des personnes de 40 ans, voire de 50 ans” “La tendance, ajoute-t-il, est plus perceptible à Paris et Bruxelles, où les loyers ont beaucoup progressé.”
Pour Vincent Fontaine, 28 ans, créateur d’un site réservé aux femmes qui porte le nom volontairement écorché de colocatrices.com, “la colocation, c’est très agréable et peut même devenir paradisiaque, pour peu qu’on l’on travaille et que l’on gagne de l’argent”. Lui-même partage avec deux personnes, pour 600 euros mensuels, une maison avec piscine entourée d’un terrain de 5 hectares.
Même les propriétaires, autrefois réticents à louer leur bien à une bande de jeunes, ont fini par s’y faire. Heidi, 20 ans, étudiante, est parvenue sans trop de difficultés, en octobre, à trouver un logement de 100 m² dans la proche banlieue parisienne, qu’elle partage avec trois garçons, tous salariés ou travailleurs indépendants. “Certains propriétaires préfèrent louer à plusieurs personnes plutôt qu’à une famille. On remplace facilement un colocataire, alors que le départ d’une famille oblige le propriétaire à remettre son bien en location”, assure la jeune femme.
Marcel Ricard, agent immobilier à Paris et président de la Fédération nationale des agents immobiliers pour l’Ile-de-France, confirme que “les bailleurs se montrent désormais compréhensifs. La colocation leur permet de rentabiliser un appartement de 100 m², qui, avec l’évolution des prix, trouve moins facilement preneur qu’avant”.
A l’heure de la retraite, la colocation ne fait plus recette. Les sexagénaires qui recherchent, sur le site de l’association La Trame, des adeptes de la “colocation solidaire”, peinent à trouver des partenaires.
Sites Internet :
www.colocation.com
www.portail-colocation.com
www.colocatrices.com
source: www.lemonde.fr
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1 Comment at "tout le monde se met à la colocation!"
je suis a marseille (_) depuis peu et je cher un colocataire ,j ai 45ans dynamique te sportive
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